Le chant des innocents

Piergiorgio Pulixi

Éditions Gallmeister

  • Conseillé par (Libraire)
    23 août 2023

    Coup de cœur de Fabien

    Préquel du deuxième titre de Pulixi publié chez Gallmeister, qui met cette fois en scène l'inspecteur Vito Strega, découvert dans L'illusion du mal. Un texte sombre sans être sordide à l'ambiance réussie. Pas le meilleur de l'auteur (rien en vaut L'île des âmes à mes yeux), quelques clichés et une intrigue que l'on peut parfois voir venir, mais malgré tout un polar très efficace qui se lit très vite !

    Fabien, libraire


  • Conseillé par (Libraire)
    2 septembre 2023

    Efficace et addictif !

    Un thriller haletant qui révèle les failles d'une jeunesse qui a parfois bien du mal à trouver sa place !


  • Conseillé par
    23 août 2023

    Chasseur de nuit

    Ce polar est une rencontre avec Strega, policier efficace, intuitif, mais tourmenté, en passe d’être suspendu après la mort mystérieuse de son coéquipier, l’obligeant à des séances avec une psychologue.
    L’inspectrice Teresa Brusca sollicite son aide pour comprendre une série de meurtres sanglants commis par des adolescents.

    Qu’est-ce qui pousse ces jeunes en apparence innocents à tuer si violemment ? S’agit-il d’une forme de vengeance ? Quel esprit manipulateur tire profit de leur fragilité ? Existe-t-il un lien entre eux ?

    Ce thriller sociologique et collectif, dont l’intrigue est rythmée par de courts chapitres, plonge rapidement le lecteur au cœur du suspense qui entoure les raisons de cette spirale mortelle.

    Dommage que les brillants stratagèmes en quête de justice soient desservis par des dialogues peu convaincants, voire pathétiques, une écriture manquant de profondeur et des personnages quelque peu clichés.

    Malgré ces réserves, cette série mérite d’être suivie…


  • Conseillé par (Libraire)
    17 août 2023

    Un nouvel inspecteur atypique

    Après le succès des deux premiers romans de Piergiorgio Pulixi aux éditions Gallmeister, dont le magnifique « L’Ile des Ames », on pouvait s'attendre à ce que l'écrivain italien poursuive ses polars avec ses deux enquêtrices atypiques, Mara Rais et Eva Croce. Prévision erronée car étonnamment le bandeau rouge de couverture annonce qu’il s’agit là de « la première enquête de Vito Strega ».

    Pourtant le patronyme de Vito Strega n’est pas anodin, le lecteur attentif se rappellera que son nom apparait comme criminologue dans le dernier roman paru en France. C’est donc bien lui, à l’évocation jusqu’alors énigmatique, qui va occuper le devant de la scène abandonnée par les deux enquêtrices.

    Original il l’est à sa manière. d’abord par sa prestance et présence physique imposante, qui lui confèrent un charme indéniable auprès des femmes qu’il côtoie. Un mètre quatre vingt quinze et une silhouette qui rappelle Maigret. Tel est ainsi le paradoxe de ce policier, totalement hors normes, mais qui par son originalité apparente rejoint nombre d’enquêteurs, archétypes des dernières décennies. Comme le flic norvégien Harry Hole de Jo Nesbo, il a des méthodes d’investigation atypiques, se heurte à sa hiérarchie, se bat avec des problèmes affectifs et se trouve même suspendu de ses fonctions suite au décès mystérieux de son adjoint. Comme l’américain Harry Bosch de Michael Connelly il a perdu sa mère dans des conditions mystérieuses et s’est retrouvé, sans vocation, dans l’armée. Vito Strega rentre donc de plain pied dans la tradition des policiers romanesques en marge de l’institution, adeptes de méthodes peu orthodoxes et animés d’une volonté sans faille de justice qui trouve son origine dans une enfance chaotique.
    La personnalité du « héros » qui est l’élément essentiel de ces polars contemporains se combine toujours à une enquête principale, fil rouge du roman. Cette fois-ci il s’agit de meurtres d’une violence extrême perpétrée successivement par des adolescent(e)s de quatorze ans, meurtres a priori sans connexions. Sauf pour Vito Strega.
    Contrairement aux enquêtes de Simenon, l’enquête centrale n’est pourtant plus aujourd’hui suffisante et l'autre intérêt majeur des polars actuels, est souvent l’adjonction, en filigrane, d’une intrigue secondaire, accompagnée de personnages annexes presque aussi importants que l’enquêteur. C’est ici essentiellement des femmes qu’il s’agit, de femmes avec qui Vito a du mal à composer une vie affective stable et qui nous disent beaucoup de l’inspecteur suspendu. Teresa Brusca, inspectrice amoureuse mais éconduite de Vito, Marina La Brava, enquêtrice perverse et inquiétante, Cinzia son ex-épouse et Livia la psychologue en charge d’évaluer Vito. Quatre femmes comme quatre regards extérieurs, séduits par cet énorme gaillard si mal dans sa peau.

    Evoquant le mal être de jeunes, Pulixi inscrit cette fois-ci son histoire dans notre société actuelle, délaissant contes et légendes, pour un récit haletant qui ne saurait se limiter au solutionnement d’une intrigue, la plus diabolique qui soit. Habile narrateur, il pousse le lecteur à avancer rapidement vers la fin de l’ouvrage, lui donnant envie de mieux connaitre encore ce Vito Strega, dont il s’agit de la première enquête. Première et peut être dernière. Qui sait?