Nos coups de cœur de janvier 2017 !

Nous avons aimé. Et vous ?

La femme brouillon
13,00

Le meilleur moyen d’ éradiquer la mère parfaite, c’ est de glandouiller. Le terme est important car il n’ appelle à aucune espèce de réalisation, il est l’ ennemi du mot concilier. Car si faire vœu d’ inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c’ est la subversion absolue.
Le jour où je refuse d’ accompagner père et bébé à un déjeuner dominical pour traîner en pyjama toute la journée, je sens que je tiens quelque chose.


Le cas Malaussène, Tome 1 : Ils m'ont menti

Tome 1 : Ils m'ont menti

Gallimard

21,00

«Ma plus jeune sœur Verdun est née toute hurlante dans La Fée Carabine, mon neveu C’Est Un Ange est né orphelin dans La petite marchande de prose, mon fils Monsieur Malaussène est né de deux mères dans le roman qui porte son nom, ma nièce Maracuja est née de deux pères dans Aux fruits de la passion. Les voici adultes dans un monde on ne peut plus explosif, où ça mitraille à tout va, où l’on kidnappe l’affairiste Georges Lapietà, où Police et Justice marchent la main dans la main sans perdre une occasion de se faire des croche-pieds, où la Reine Zabo, éditrice avisée, règne sur un cheptel d’écrivains addicts à la vérité vraie quand tout le monde ment à tout le monde. Tout le monde sauf moi, bien sûr. Moi, pour ne pas changer, je morfle.» Benjamin Malaussène.


3, L'amie prodigieuse, Celle qui fuit et celle qui reste

Celle qui fuit et celle qui reste

3

Gallimard

23,00

Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.
Celle qui fuit et celle qui reste est le troisième volume de la série L’amie prodigieuse qui se conclura avec L’enfant perdue, dernier tome de la saga.


Quatre saisons à l'Hôtel de l'Univers
23,00

Un communard libéré des bagnes de Nouvelle-Calédonie, une intrépide féministe passionnée par Jules Verne, des aventuriers italiens, des gardes hindous, des officiers anglais : on croisait forcément des gens hardis à la pointe de l’Arabie, à l’Hôtel de l’Univers, dans la cité d'Aden. Arthur Rimbaud, devenu un autre, y fit escale. En ce point du globe s’attardèrent le philosophe Paul Nizan et le poète Philippe Soupault. Selon un géographe, le mot Éden a la même origine que le mot Aden. Cela reste à voir. Rejetant les dominations coloniales, l’Orient arabe a voulu entrer en modernité. Au Caire, à Damas, à Bagdad, des colonels enfilèrent l’uniforme du progrès. Aden choisit la révolution. Depuis le parvis de l’Hôtel de l’Univers, c’est toute l’épopée de notre temps qui est observée à travers l’histoire du monde arabe, creuset où entrent en fusion les appétits des puissances planétaires. On retrouve ici le ton propre à Philippe Videlier : une ironie à la fois caustique et nonchalante, usant d’un style imperturbable pour décrire le cours sanglant de l’histoire en s'appuyant sur une documentation riche et précise.
Un communard libéré des bagnes de Nouvelle-Calédonie, une intrépide féministe passionnée par Jules Verne, des aventuriers italiens, des gardes hindous, des officiers anglais : on croisait forcément des gens hardis à la pointe de l’Arabie, à l’Hôtel de l’Univers, dans la cité d'Aden...


La sonate à Bridgetower , (Sonata mulattica)

(Sonata mulattica)

Actes Sud

22,50

N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arri - vant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage aussi vivant qu’érudit confronte aux bouleversements politi - ques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Eu - rope – les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.