Conseils de lecture

18,00
par (Libraire)
27 août 2022

Dans une campagne vallonnée, une famille vit une grande épreuve. Un jour, Odile, la mère, disparaît. En même temps, Fernent, le père, et ses trois enfants, Béguin, Chiffon et Zizi Cabane (quels drôles de prénoms ?!) sont mis à mal par l'arrivée de l'eau dans leur maison. Suintante d'abord, puis une vraie source qui s'installe et traverse la maison. En écho du texte, la voix d'Odile nous parvient en poème, et le lien magique entre sa disparition et l'arrivée de l'eau nous invite à lire autrement le destin de chacun.

Caroline, libraire


Corinne Morel Darleux

Dalva

17,00
par (Libraire)
27 août 2022

Une femme a eu un accident dont elle ne se rappelle pas grand chose, et elle se retrouve dans une maison à l’orée de la forêt, seule avec deux femmes — Jeanne et Stella. Toutes les trois vivent en marge de toute société, en harmonie avec la nature. Ce roman a des airs de Dans la forêt de Jean Hegland, mais la ressemblance s’arrête au premier chapitre. Dans l’ensemble, j’ai trouvé cette histoire un peu étrange ; c’est davantage un conte ou une fable onirique qu’un roman. Il faut se laisser porter, et accepter l’étrangeté de ce récit. Le style est agréable à lire, avec des phrases bien travaillées, et c’est toujours un plus !

Mélany, libraire


Éditions de l'Observatoire

17,00
par (Libraire)
27 août 2022

Un roman inspiré d’un fait réel qui a secoué l’Angleterre. 1959, dans un orphelinat lugubre et cruel – une petite fille, Lily, tente d’échapper à son quotidien en se plongeant dans son amour pour le chant des oiseaux, son amitié avec un étrange ermite, et son amour indéfectible pour le Petit. Dans le même temps, 60 ans plus tard, une jeune femme enquête sur le passé de son père. Cet orphelinat a réellement existé, et il s’y est réellement passé des choses affreuses (maltraitance, abus, pédophilie…). L’écriture est belle et douce, presque onirique ; et grâce à ça, le livre n’est pas du tout dur ou glauque. C’est vraiment agréable à lire ! Le roman est poétique, et alterne de courts chapitres entre passé et présent. Très bonne lecture !

Mélany, libraire


20,00
par (Libraire)
27 août 2022

Trois sœurs ont tué leur père, après de multiples sévices et abus sexuels. Cette histoire est couplée avec celle de l’autrice, qui revient sur sa relation pour le moins violente avec son petit-ami de jeunesse alors qu’elle habitait en Russie. Plus qu’un roman, Trois sœurs est surtout une autofiction / autobiographie couplée à du journalisme. On parle ici de violences domestiques dans un pays où il existe le proverbe « S’il te bat, c’est qu’il t’aime », où on considère que ce qu’il se passe une fois la porte du domicile fermée reste derrière cette porte. C’est intéressant, mais lourd et parfois compliqué à lire.

Mékany, libraire


21,50
par (Libraire)
27 août 2022

Coup de cœur !!!

Vincent (Vadim) le sait : il n'a pas été envoyé à la montagne simplement pour soigner son asthme. De famille juive et à à peine 11 ans en 1943, c'est dans le silence de l'âme et celui des bêtes traquées qu'il atteindra la vallée de Vallorcine. Mais quelle vallée ! C'est LA montagne. Sa première. Sa seule. Telle la bête non apprivoisée, ses gestes se font d'abord en demi-teinte. Mais au fil des saisons, arraché aux intérieurs blafards parisiens par le travail avec les bêtes et les champs, vient l'habiter et déborder de lui l'intensité des premières fois de l'adolescence. Ces premières fois qu'on vit presque comme si on savait, qu'à chaque instant ce sera peut être aussi le dernier. Valentine Goby signe à nouveau un roman lumineux, qui nous transporte dans ce petit corps frêle qu'on croirait presque sien. Une écriture fournie et dense, une écriture du corps et de l'animalité qui donne sens à nos élans de vie.