Conseils de lecture

7,95
par (Libraire)
18 février 2022

Les Graciées est un roman extrêmement agréable à lire. J’ai beaucoup aimé découvrir la vie quotidienne au village avec Maren, puis alterner les chapitres de son point de vue, et de celui d’Ursa. On est transportés dans ces paysages désertiques, froids, enneigés, parmi ces femmes qui ont vécu le pire. Et puis d’un coup, cette nouvelle menace qui s’abat au-dessus de leurs têtes. J’aurais dû m’en douter en lisant le résumé, mais j’ai été surprise quand les « sorcières » sont arrivées. Quelques années avant Salem, voici une série d’accusations qui condamneront certaines femmes du village… C’est un récit qui m’a transportée, un nouvel univers que j’ai adoré découvrir ! Je salue le travail de Kiran Milwood Hargrave, qui s’est inspirée de faits réels, et qui nous transporte dans ce village de pêcheurs.
Coup de cœur !

Mélany, libraire


Cori Doerrfeld

Gallimard Jeunesse

10,90
par (Libraire)
5 février 2022

Un tout petit enfant construit un château en bois et soudain c’est le drame, tout s’effondre. Ses amis-animaux vont tous y aller de leurs conseils : “si j’étais toi, je serais triste, je me vengerais, je serais en colère, je ne construirais plus jamais de château...” sans l’écouter ni le laisser lui-même accueillir ses émotions. Et, c’est le lapin qui, dans l’écoute et la juste présence, “jusqu'à ce que Camille sente la chaleur de son petit corps contre le sien” va lui laisser le temps de ressentir intimement les émotions contradictoires qui suivent un effondrement et de les exprimer. Apaisé, il décidera de reconstruire un autre château et cette fois avec le lapin... parce que “à deux, c’est mieux” ! Tout en douceur avec ses tons pastels et ses rondeurs, c’est un petit album délicieux pour les petits. Il touchera aussi les adultes, tant nous avons tous rencontré un jour d’effondrement des conseilleurs dénués d’empathie et heureusement des amis-lapins doux et attentifs !

Catherine, libraire


Sonatine éditions

25,00
par (Libraire)
4 février 2022

Dans ce récit post-apocalyptique, Chuck Wendig nous offre, entre autres, une critique acerbe de l’Amérique contemporaine : l’irruption de l’inconnu, la peur de l’autre et les horreurs que cela peut engendrer. On reconnaît une critique de Trump ainsi que des suprémacistes blancs ; on reconnaît aussi une grande critique envers les discours extrémistes et religieux, et la haine et la violence que tout cela crée. C’est également un roman sur la fin du monde, sur la lutte contre une pandémie mondiale, sur l’intelligence artificielle… le tout enrobé de questions mystérieuses. Les Somnambules est très bien écrit, c’est prenant et addictif.

Mélany, libraire


Sonatine éditions

22,00
par (Libraire)
20 janvier 2022

J’ai vraiment bien aimé ! Ceux d'à côté est construit entre avant et après l’accident. On évolue entre 2015 et 2017, un chapitre sur deux ; les temporalités se mélangent, comme les points de vue, partagés entre Mikael, Jaqueline, et Fabian. Au début, on se dit que tout est beau, tout est rose… et on déchante très vite !

Petit à petit, on voit que chacun.e a quelque chose à cacher. Des tensions par-ci, des flirts par-là… Côté personnages, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre ! C’est un peu un huis-clos dans les limites d’un quartier résidentiel. Une sorte de Desesperate Housewives version polar… ou Petits secrets entre voisins, mais en carrément mieux fait ! On accroche dès le début, et on est menés par le bout du nez jusqu’au chapitre final qui fait froid dans le dos.

Mélany, libraire


18,50
par (Libraire)
14 janvier 2022

Ahhh ! Enfin le nouveau Eric Vuillard, qui sort quasiment 2 ans jour pour jour après La guerre des pauvres, également publié par la maison d’édition de Arles. Dans cet opus, à l’épaisseur plus prononcée (oui !) que celle de ces 2 précédents livres, l’auteur nous replonge dans la guerre d’Indochine puis dans la guerre opposant USA et VietNam qui s’en est aussitôt suivie. 30 ans de guerre, d’opérations hasardeuses, de jugements hâtifs et de préjugés vivaces que l’auteur décrit avec sa plume acérée. L’histoire est plus que jamais passée à la moulinette de la subjectivité purement assumée de l’auteur, qui montre avec brio toute l’absurdité d’une guerre d’abord purement économique puis idéologique et des actions des “grands hommes” qui leur sont associées (dont Dien Bien Phuest le point d’orgue…). Un très bon millésime 2022 pour Eric Vuillard !

Fabien, libraire