Conseils de lecture

Une longue impatience
6,90
par (Libraire)
10 mai 2019

Une longue impatience

Un matin, il n'est plus là. Elle, sa mère, reste impuissante face à ce départ. Pourquoi son fils de 16 ans a-t-il disparu? Que lui est-il arrivé? Prise entre sa sourde angoisse et ses responsabilités de mère de deux autres jeunes enfants et d'épouse d'un grand pharmacien de la côte normande, elle se tait. Elle attend. Dans « Une longue impatience », que Gaëlle Josse nous conte avec toute la retenue et la sensibilité dont elle sait faire preuve.


Ma reine
7,40
par (Libraire)
10 mai 2019

Un premier roman fulgurant

Il a 14 ans. Il habite une vallée en Provence avec ses parents pompistes. L'école ? Il n'y va plus depuis longtemps ; pas adapté. Alors, il aide, rabroué sans arrêt par sa mère qui ne sait trop quoi en faire. Lui veut se prouver qu'il est un homme, et s'il faut, il ira "là bas", de l'autre côté du plateau, parce qu'il paraît que "loin", les hommes se font la guerre et qu'il pourrait y prouver sa valeur. Les ruines d'une vieille bergerie, le vent chaud du plateau et les orages qui fracassent seront son défi et son refuge. Jusqu'à sa rencontre avec elle. Jusqu'au drame inévitable. Avec Ma Reine, Jean-Baptiste Andrea signe un premier roman fulgurant, fable tragi-comique délivrée dans la langue parfaitement imitée d'un adolescent un peu simple.


Marx et la poupée / roman

Maryam Madjidi

J'ai Lu

7,10
par
10 avril 2019

Une double appartenance

On fait connaissance avec Maryam quand elle est encore dans le ventre de sa mère, aux premiers jours de la révolution iranienne. L’engagement politique de ses parents contraindra la famille à émigrer en France. C’est là que Maryam va naître une seconde fois, et connaître le désarroi et l’angoisse communs à tout exilé. Avec une construction narrative tout en légèreté et authenticité qui nous fait voyager à différents âges de la vie, Maryam Madjidi nous conte toutes les difficultés inhérentes à l’abandon de ses origines. Comment vivre dans une société investie par nécessité sans se trahir ? Là est toute la souffrance de ceux qui se retrouvent déchirés entre deux cultures, deux langues, deux identités. Une immersion dans la poésie persane qui sert merveilleusement le thème de l’exil.


Je vais rester
18,00
par
10 avril 2019

Un album mélancolique et contemplatif

Roland a scrupuleusement tout programmé pour passer une semaine de vacances à Palavas avec sa compagne Fabienne.
Mais Fabienne se retrouve soudain seule pour faire face à l'improbable.
Que se passe-t-il quand on n'a pas la réaction normalement attendue et dictée par la société à un événement brutal et tragique ?
De ce décalage naît toute la finesse de cet album mélancolique et contemplatif qui souligne l'absurdité de la vie.
C'est dérangeant, mais aussi très beau.


Moi, ce que j'aime, c'est les monstres
34,90
par
10 avril 2019

Une expérience graphique renversante

Dans son premier roman graphique Moi, ce que j'aime, c'est les monstres, Emil Ferris, à l'aide de son seul stylo à bille, donne naissance à un univers foisonnant qui mêle adroitement monde réaliste et fantastique.
Son héroïne, Karen, dix ans, étouffe son sentiment de différence sous un masque de loup-garou. L'imaginaire de Karen déborde en effet de créatures plus monstrueuses les unes que les autres mais les véritables monstres, eux, ont un visage bien humain et rôdent partout : dans le cancer qui ronge sa mère, dans les dissimulations de son grand frère Deeze, dans l'intolérance de ses camarades d'école, dans le nazisme qu'a dû fuir sa mystérieuse voisine Anka.
Présenté comme un journal intime crayonné sur un carnet à spirale, Moi, ce que j'aime, c'est les monstres nous livre une expérience graphique renversante qui bouleverse les codes narratifs traditionnels de la BD.
La densité et la force du dessin d'Emil Ferris retracent brillamment l'époque, la culture et la société du Chicago des années 60. Ce mélange inédit de genres et de thèmes a priori éloignés est aussi un formidable éloge de l'art et de la différence. Vivement le deuxième opus !