Elizabeth P.

Aires
24,00
22 janvier 2020

Encore une fois je suis éblouie par le talent de Marcus Malte. Autant que dans « Le garçon », bien que le genre soit ici totalement différent.
« Plusieurs histoires, en fait. Mais qui n’en font qu’une. Parce que c’est le principe même de la vie, sa trame : des destins qui s’enchevêtrent. Et c’est quelque chose que je trouve fascinant. Toutes ces trajectoires parallèles qui finissent par se croiser »
Cet extrait résume parfaitement le roman. J’ai l’impression d’avoir lu plusieurs livres, d’avoir croisé plusieurs vies.
Tout se passe sur l’A10, une autoroute où circulent des gens dont les destinées de certains vont se croiser. Au gré des personnages, d’innombrables sujets sont traités.
L’auteur tourne en dérision les excès de notre société. Il dénonce des faits divers de l’actualité. Il ya de anecdotes, des drames.
On y trouve des sentiments, de l’amour, de la passion, de l’addiction. De la fougue et du désespoir.
Tout est entrecoupé de spots publicitaires, de flashs radio, de chansons selon les stations écoutées par les automobilistes.

Il est beaucoup question de société et de politique. C’est un livre jubilatoire et puissant. Le style, le vocabulaire, l’originalité, tout est délice. L’humour côtoie la profondeur. Sûr qu’après cette lecture, on ne parcourra plus les autoroutes sans y penser. Un livre pour lequel on souhaiterait avoir plus d’insomnies pour ne pas avoir à le refermer avant de l’avoir terminé.

CEUX QU'ON AIME
22,50
13 janvier 2020

Quand on pense Grèce, on pense vacances, îles, plages, soleil……
Mais là, on entre en plein dans l’histoire de ce pays, de 1930 à nos jours.
Et c’est avec Themis Koralis qu’on découvre le sort de ce pays et de ses habitants.
A l’occupation allemande a succédé la guerre civile entre communistes et conservateurs. Et quand tout pourrait redevenir calme, c’est la junte militaire qui prend le pouvoir.
La haine semble avoir été le mot d’ordre durant toutes ces années.
Les morts ne se comptent plus. Les destructions non plus.
Je ne connaissais pas particulièrement la politique grecque et là, j’avoue que j’ai été édifiée.
C’est passionnant.
Même au sein de la famille Koralis, les tensions sont énormes.
Victoria Hislop a un grand talent. Tout est intéressant. L’histoire de la famille, l’histoire de la Grèce.
J’ai dévoré ces 450 pages complètement captivée.
Une excellente fiction et une belle leçon d’histoire.

Notre vie dans les forêts
12 janvier 2020

Dans un futur indéterminé, une femme psychologue est en fuite dans une forêt avec d’autres congénères.
Elle écrit dans un carnet, sa vie, ses souvenirs, sa moitié…..
On est dans un monde où les robots sont rois, où le clonage est une institution.
C’est un monde impitoyable où règne l’intelligence artificielle, où la manipulation génétique est monnaie courante.
Même si je ne suis pas fan de science-fiction, j’ai beaucoup aimé ce livre.
Particulièrement le style, le ton, l’humour, la manière familière d’écrire dans le carnet.
Comme ça, de prime abord, je l’aurais qualifié de court roman de science-fiction, ou d’anticipation.
Mais après un rapide coup d’œil sur les autres commentaires, je vois qu’on dit maintenant « dystopie ». Wouah ! ça fait genre !
Pratiquement tous les lecteurs utilisent ce terme. Et dire que je ne le connaissais pas. Quelle inculte je fais ! Mais c’est sûr, je le replacerai, rien que pour faire ma connaisseuse.
Et même le correcteur d’orthographe, il ne connait pas. Ouf, il n’y a pas que moi.

Notre vie dans les forêts
12 janvier 2020

Dans un futur indéterminé, une femme psychologue est en fuite dans une forêt avec d’autres congénères.
Elle écrit dans un carnet, sa vie, ses souvenirs, sa moitié…..
On est dans un monde où les robots sont rois, où le clonage est une institution.
C’est un monde impitoyable où règne l’intelligence artificielle, où la manipulation génétique est monnaie courante.
Même si je ne suis pas fan de science-fiction, j’ai beaucoup aimé ce livre.
Particulièrement le style, le ton, l’humour, la manière familière d’écrire dans le carnet.
Comme ça, de prime abord, je l’aurais qualifié de court roman de science-fiction, ou d’anticipation.
Mais après un rapide coup d’œil sur les autres commentaires, je vois qu’on dit maintenant « dystopie ». Wouah ! ça fait genre !
Pratiquement tous les lecteurs utilisent ce terme. Et dire que je ne le connaissais pas. Quelle inculte je fais ! Mais c’est sûr, je le replacerai, rien que pour faire ma connaisseuse.
Et même le correcteur d’orthographe, il ne connait pas. Ouf, il n’y a pas que moi.

Girl

Sabine Wespieser Éditeur

21,00
6 janvier 2020

A travers l’histoire imaginée de Maryam, c’est le sort de cette centaine de lycéennes nigérianes qui, en 2014, ont été enlevé par Boko Haram pour servir d’esclaves sexuelles aux djihadistes.
Je sors de cette histoire bouleversée, écœurée et en même temps mitigée.
Si le fait était connu, là, on est en pleine immersion dans l’horreur de la réalité.
C’est dur, très dur à lire.
Imaginer que ça remonte à 5 ou 6 ans à peine.
Non qu’il faille ignorer les atrocités du monde, je ne sais pas s’il est bien nécessaire de s’y replonger dans un roman.
Pour l’écrire, Edna O’Brien a fait un très sérieux travail de recherche, s’est rendue sur place, a rencontré des jeunes filles rescapées.
Cependant quelque chose m’a dérangée dans son écriture.
Détachée, pas toujours claire, comme distante.
Particulièrement dans la première partie concernant le camp de djihadistes.
Beaucoup de flou aussi quand Maryam s’évade et traverse la forêt.
C’est un livre difficile, que je ne relirai pas, et que je ne conseillerai pas à tout le monde, et certainement pas aux personnes trop sensibles.